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Débuter la méditation (partie 2)

2/26/2017

Rentrons dans le vif du sujet. Dans l’article précédent sur la méditation, je vous ai laissé sans en évoquer les bienfaits. Pour répondre à la fameuse question « à quoi ça seeeeert ? », voici une piste de réflexion toute personnelle.

 

* Pourquoi je médite ?
Depuis quelques années, les cours de yoga se concentrent surtout sur la pratique des asana. Si votre pratique se déroule uniquement dans l’enceinte de votre studio, il est probable qu’elle s’arrête donc aussi aux asana. Ce ne fut pas toujours le cas. « Les anciens yogi considéraient les postures de yoga comme une préparation du corps à la pratique assise de la méditation, pas seulement comme un exercice physique. (…) [Et] il fut un temps où la méditation était considérée comme le début d’une pratique spirituelle plus profonde. », comme l’évoque Jeean Cho dans son témoignage sur le site du magazine Forbes.

Pour ma part, je m’entraîne à méditer juste après une séance d’asana. D’abord, l’enchaînement des postures préparent effectivement mon corps à la tenue longue d’une assise en tailleur sur le sol, le dos droit. J’ai les épaules ouvertes, les omoplates le long de la colonne, la ceinture abdominale active. Mon esprit agité (dixit une hyperactive, pensive et émotive) s’est apaisé. Me focaliser sur mes gestes, sur ma respiration, sur mes intentions et l’instant présent me permet de « vider » mon esprit des bruits parasites. Il est alors plus enclin à méditer, à rester concentrer sur un objet.

 

La méditation, plutôt l’entrainement à la méditation, est un complément à la pratique des asana. C’est même une addition nécessaire à la recherche de Soi.

 

* Ce que la méditation me révèle

À mon humble niveau, la méditation quotidienne m’a appris beaucoup sur moi. J’ai identifié certains aspects de mon caractère que je minimisais ou ignorais et… qui me sabotent pourtant au quotidien ! J’ai reconnu mon incapacité à lâcher prise ; à vouloir contrôler tout élément qui m’entoure ; ma peur de l’échec ; sur mon besoin de prouver des choses aux autres et à moi-même.

Et surtout, j’ai admis posséder un ego bien plus important que je le pensais. Par exemple, à mes débuts, je rechignais souvent à l’idée d’échouer ou de stagner en méditation. Je me persuadais qu’il me fallait méditer plus longtemps et « mieux ». Peu m’importait la méditation et ses bienfaits. Je voulais juste méditer, chaque jour. 

 

Pourquoi ? Pour atteindre une sorte d’objectif, d’accomplissement. Pour qui ? Pas tellement pour moi. Je dois l’admettre, je m’obligeais à cette exercice car j’estimais qu’il le fallait. C’est ce qu’une professeur de yoga épanouie se doit de faire, non ? Je cherchais à correspondre à une image, un fantasme. En gros, je cherchais à méditer pour de mauvaises raisons. Cela se ressentait. J’étais peu concentrée, pressée d’en finir même. Et, pourtant, j’ai quand même découvert cela sur moi-même ! 

 

Une fois les problèmes identifiés, je me suis posée une question : pourquoi ai-je envie de méditer ? J’ai mis des intentions sur ma volonté. J’ai commencé à méditer avec l’idée de prendre un moment dans la journée pour déconnecter du quotidien, des obligations, des tracas. Un moment pour échapper à l’emprise du temps et pour faire corps avec mon environnement. Un moment pour être sans devoir, sans paraître. Se donner un moment de liberté, assise immobile sur le sol, bercée par ma respiration !

 

Ces belles intentions restent pour l’instant des idéaux. À mon niveau d’apprentissage, l’entraînement à la méditation consiste surtout à rester connectée à ma respiration, concentrée mon objet de méditation. Mais cet exercice m’aide chaque jour un peu plus à atténuer mon tempérament impulsif, ma rancune, mes frustrations. J’arrive désormais à prendre du recul quant à des situations sur lesquelles je n’ai aucun contrôle, sans ressasser. 

Qu’en est-il pour vous ?

Bonne pratique !

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